EN PLUS DU PAIN, Jean Giono
Un homme est assis dans l'ombre de l'église, tout seul et pensif. Il a
une vie dure, pleine de blessures et de regrets. C'est un vagabond, qui a
seulement un quignon de pain trempé pour manger et personne avec qui
il peut parler. Le style, qui est un peu difficile à comprendre et
vulgaire, nous permet de sentir les vrais sentiments de l'homme : sa
confusion, sa douleur, et son regret.
Alors qu'il est assis contre l'église, il se moque de lui-même. « Tu
seras jamais riche avec un couteau comme ça» il se dit. Il se reproche
à voix haute et s'appelle des noms terribles, comme « andouille » et «
bille ». Quand il se rend compte qu'il a porté sons sac du côté du pain,
il dit sarcastiquement, « C'est malin, ça. » Sa solitude le rend
sarcastique et amer. Il dit cyniquement, « Quand ça ne va pas, ça ne va
pas, tout s'en mêle, ça se tire comme des mailles de bas. »
Il rêvasse pendant qu'il est assis. Quand le mercier appelle sa femme,
l'homme aussi l'appelle, rêvant qu'il a aussi une personne à appeler.
Mais son propre cri le réveille, et il sait que c'est seulement un rêve.
Il doit se dire, « Tu le sais pas que t'es seul. Seul. De reste. »
C'est une réalisation pénible.
Mais alors qu'il pense plus, il a une révélation. Il a la réalisation que sa solitude,
c'est à cause de lui-même. Si seulement il avait fait un
effort, sa vie pourrait être différente. Quand il se dit « Tu es pas bien
là, tranquille ? » il reconnait qu'il n'est pas heureux. Il a la nature
comme camarade, mais ce n'est pas assez. C'est comme si « Il y avait un
endroit de lui où ça avait faim. » Comme le titre dit, il a besoin de
quelque chose de plus que le pain pour guérir sa faim et les sureaux doux
pour éclairer sa vie.
Quand il se rend compte de cela, il découvre une vérité universelle. Tous
les gens ont besoin des autres. Mais on doit fait un effort. On ne peut
pas simplement attendre la chance, comme l'homme, en souhaitant « les
fleurs douces et pleines de politesses qui accompagnaient votre vie si on
faisait le simple effort de casser la branche et de l'emporter avec soi. »
Leeann Atkinson