West Hill : Mai


En ce mois de mai j’aime ta robe changeante,
Aux mille teintes verdoyantes:
Moire chatoyante, ondoyante, ondulante.

J’aime tes flotilles de petits oiseaux bigarrés,
De jaune, de noir, de rouge parés,
Naviguant les grandes vagues d’une invisible marée.

J’aime tes parfums puissants, étourdissants,
D’herbes coupées, de muguets, de pommiers blanchissants,
D’aubépines et de lilas renaissants,

Senteurs sacrificielles de résurrection éternelle,
Qu’une bouffée de vent moissonne et entremêle, pèle-mèle,
Et porte jusqu’à moi en offrande accidentelle, providentielle.