Mes Souvenirs de la Colombie

Il y a dix sept ans que je ne suis pas allé au pays qui m'a vu naître. Mais, dans mon coeur, les pensées que j' ai sur cette nation sont diverses, joyeuses, et surtout, comprennent une sorte de nostalgie sans explication --sans explication parce qu' on suppose qu' il faut avoir de la nostalgie pour quelque chose qu' on connaît bien. Mes parents m' ont raconté leurs expériences quand ils étaient petits. Jamais ils ne m' ont laissé oublier les difficultés, mais aussi, les sentiments d' amour et la chaleur humaine, que la Colombie représente. Les familles d' Amérique du Sud sont comme ça, toujours en train de changer, d' améliorer leur vie, mais toujours en se rappelant de leurs racines, sans qu' il leur importe où elles habitent.

À Miami, la ville qui m'a vu grandir, j'ai appris à aimer les coutumes --la musique, les festivités, le bruit, et bien sûr, la nourriture-- lesquelles forment l'essence culturel de chaque citoyen de cet pays Anden, une chose que nous appelons paisa. On ferait bien de comprendre que les Colombiens, comme en général tous les habitants d'Amerique du Sud, sont une espèce un peu bizarre; ils dansent d'un air heureux au rythme de chansons tristes. C' est-à-dire, les souffrances historiques de cette région globale sont bien marquées sur son visage culturel; mais, car la nature humaine aime être de bon humeur, les fêtes se font avec une telle exubérance qu'elles frisent avec la folie. Noël est la meilleure fête de toute l' année. Toute seule elle sert à montrer ce dont je parle.

L' arepa est le croissant Colombien, comme en France, il est indispensable dans tous les petits déjeuners, et aussi dans le dîner de Noël. Mais pendant Noël elle prend un goût spécial -- le maïs se moule avec un peu plus d' attention, et se cuit à feu doux. Ensuit il y a la natilla, qui commence à cuire jusque à onze heures du matin. Le procéssus est bien compliqué, est à vrai dire, un mystère pour moi. En général les ingrédients sont des oeufs, du lait, du sucre, des épices spéciales Colombiennes, et finalement l'ingrédient secret (les hommes ne connaissent pas cet ingrédient). Il y a d'autres petits accompagnements -- les empanadas, les buñuelos, les panes de yuca, etc.-- qui se font avec de la farine de maïs ou de yuca (un parent de la pomme de terre), avec du fromage et de la viande. Tout est servi à côte d' un cochon qui cuit pendant toute la journée.

Après tout cela la fête peut commencer. Et quelle fête amusante! Les invités arrivent vers vingt heures, déjà bien ivres, et avec une faim gargantuesque. La musique est toujours en train de chanter ses vers tristes, mais tous l' aiment. À dix heures du soir, plus ou moins, le cochon a disparu, et seulement une ou deux empanadas restent. Personne ne peut se rappeler à quelle heure on doit donner les cadeaux aux enfants, mais les petits savent que jusque à minuit (en Colombie on donne les cadeaux de Noël à minuit) ils doivent sembler être endormis. La fête continue pendant tout le matin et le jour suivant.

Enfin, c' est comme ça que les festivités se font, et tout cela forme une petite partie de mes souvenirs de la Colombie. Ils sont des souvenirs d' une Colombie placée sur le sol d' un pays étranger, mais authentique comme l'arepa même. Ça ne pourrait pas être autrement, parce que le Colombien a une destinée qui est de montrer a tous qu' il est vraiment Paisa. Mes amis sont témoins de ce fait --dans mon style de danser, mes commentaires en espagnol, et le drapeau qui est la chose la plus visible dans ma chambre, ils voient un partie de celui qui comprend la culture Colombienne.

Ivan Rosero