Adieu à Bruno Masure




A la Sainte Adeline
Tombent les guillotines?

De Bruno qui est donc le bourreau?
Y en Amar, qu’on le mette au poteau!

Ne savez-vous donc pas
Que très loin tout là-bas,
Au pays du Coca Cola,
Chaque soir nous étions tous là:
Francophiles et exilés,
Autour du poste allumé,
Toujours très impatients de retrouver
Le présentateur de tous bien aimé
Qui, sans Bile y allant,
informe en amusant?

Béatrice, c’est sûr, est beaucoup plus jolie.
Il n’est pas question que nous en faisions fi.
Mais Bruno! C’est une religion; c’est un rite;
C’est la France, Astérix, le steak-pommes frites!

Pourquoi nous enlève-t-on Masure?
On nettoie? On fait le vide ? On épure?
Cavalièrement, sans réflexion mûre,
Sans aucun respect pour sa stature,
Vous lui dites: “à la revoyure!
Les choses ne sont plus ce qu’elles furent;
On ne peut plus vous voir en peinture;
Il ne faut plus que ça dure;
Laissons vos spectateurs dans la déconfiture.”

Décret du Roy? Que faut-il conclure?
On se perd en conjonctures.
Disons que ça manque d’allure.
Très facile pourtant, je vous le jure:
X’aviez qu’à le priver de son investiture.
Beauchamp-boulement, c’est chose sûre!